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La fin

Voilà, il fal­lait bien que ça s’arrête. Après avoir démarré, il y 5 ans de cela la seule éphé­mé­ride qui com­mence un 15 juillet, je devais tour­ner la page et pas­ser à d’autres choses.

Donc cette année le bilan, c’est à dire pour ceux qui ne me connaissent pas depuis long­temps, est le billet à la con que j’ai cou­tûme d’écrire chaque 14 juillet où je tente vai­ne­ment de faire croire qu’il y a une reflexion et une logique à mes élucu­bra­tions, billet où je cède par­fois à la ten­ta­tion d’écrire ce qui me passe par la tête, ten­tant de faire croire que je peux aussi écrire des choses sérieux et chiantes, bref ce bilan, disais-je, je le publie cette anne avec un jour de retard.

J’avais envie d’écrire une tar­tine avec l’idée d’une restros­pec­tive sur ce qui fut ma pre­mière créa­tion com­plète, mes per­son­nages pré­fé­rés: Léo­pold, Line Renaud, mes joyeux mar­tyrs et mes autres papeo­tages,… Mais bon, comme je suis en vacances, j’ai pas que ça à foutre..

Alors voilà, j’arrête pour de bon  mon éphé­mé­ride, mais je conti­nuee sur la micro­phé­mé­ride et je reviens bien­tôt, j’espère, pour de nou­velles aventures.

 

Quatre ans ! Ca commence à bien faire.

Encore un bilan à la con ?
C’est avec un enthou­siasme dans les talons que j’entame cette cin­quième année. Mais ayant pris l’habitude d’avoir cette tra­di­tion, et plu­tôt que de faire un bilan en début d’année au milieu de tous les autres bilans, je pré­fère tou­jours faire le mien au moment où tout le monde part en vacances avec peu de chances d’avoir inter­net à disposition.

Un peu quand même
Alors où en suis-je de ce putain de blog ? His­toire de mas­quer le manque d’inspiration consé­cu­tif au manque de dés­œu­vre­ment qui en devient inquié­tant, j’ai changé la pla­te­forme tech­nique sur laquelle opé­rait ce blog. Ceci m’a per­mis de pas­ser plu­sieurs jour­née à cor­ri­ger les erreurs tech­niques ren­con­trées lors du chan­ge­ment. J’ai eu aussi la sur­prise d’apprendre que j’avais quelques lec­teurs silen­cieux mais néan­moins fidèles, ça com­pense ceux que j’ai perdu à force de me répéter.

Mais bon, tout n’est pas à jeter
Mise à part , cette mise à jour tech­nique qui m’a per­mis d’adapter la pré­sen­ta­tion gra­phique de mon site qui m’a été souf­flée par les mis du Bul­le­tin de l’Insondable, cette année bis­sex­tile m’a obligé de tra­vailler sur un jour sup­plé­men­taire, com­plé­tant une fois pour toute la par­tie éphé­mé­rides avec 366 jours. Les auteurs (je sup­pose) du bul­le­tin de l’insondable ont aussi lancé un éphé­mé­ride bap­tisé Micro­phé­mé­ride sur lequel je me fais plai­sir de recy­cler cer­taines de mes bêtises.

De l’art du pom­page
J’ai aussi tenté me lan­cer de varier un peu les plai­sirs en me lan­çant dans des «micro-nouvelles» une nou­velle expé­rience ins­pi­rée par les amis du bul­le­tin de l’insondable, Oli­vier Gech­ter dont les micro-nouvelles m’ont incité à démar­rer celles du Cava­lier Sans Cul et plus tard les révé­la­tion fra­cas­santes de la SMCF (Société des Médiums-Chiromanciens Fran­çais) qui est en contact avec Einstein.

Et la pro­cras­ti­na­tion dans tout ça ?
Et tout ça ne m’a pas per­mis d’avancer sur le jour­nal de Noé qui est pour­tant prêt mais pour lequel j’ai décidé de me (re)lancer dans le des­sin. J’ai défi­ni­ti­ve­ment renoncé à écrire mes billet chiants cen­sés démon­ter la dia­lec­tique de Zem­mour et le manque de talent patent de Naul­leau, ce qui est plu­tôt une bonne nou­velle. Par contre je n’ai tou­jours pas renoncé à écrire une bio­gra­phie de Jean Qua­tre­mer dont la mau­vaise foi arrivent tou­jours à m’énerver. À chaque fois que je me penche sur l’ouvrage, je me retrouve au milue d’une heure à me deman­der ce que je fous là (Libé­ra­tion devrait se deman­der ce que J4M fout à Bruxelles). Mais ce n’est pas tout, je suis tout aussi en retard sur la bio­gra­phie la mère de Jésus et d’un cer­tain nombre de saints.

Au final, c’est quand même un peu chiant les bilans.

 

Et 1 ! Et 2 ! Et … 3 années !

Une fois de plus c’est l’heure du bilan. La tra­di­tion est main­te­nant bien ancrée sauf que contrai­re­ment aux années pré­cé­dentes celui-ci arrive en retard. Mais par res­pect envers mes 10 lec­teurs, je me devais de mar­quer le coup. 

Fini ! 
Une fois de plus vient l’heure du bilan après trois années. Je suis pas très ori­gi­nal certes, mais comme c’est la tra­di­tion avec mes 10 lecteurs.Mise à part que cette année je publie le bilan en retard ce qui prouve une fois de plus que je ne suis vrai­ment pas du tout dés­œu­vré et qui est source de confu­sion lorsque j’interviens sur tel ou tel blog ou article en signant Père Dés­œu­vré

Enfin presque…
Bref, si je consi­dère que la par­tie éphé­mé­rides est ter­mi­née (enfin je vais conti­nuer à l’alimenter spo­ra­di­que­ment au gré du temps et à la re-publier tous les jours afin de vous per­mettre de briller en société sur tel ou tel fait his­to­rique) je vais peut-être me consa­crer à cer­tains articles ou pro­jets que je n’ai pas pu mener à terme. Je pense à un cer­tains nombre de bio­gra­phies (Égée, Jésus, Simon la magi­cien ou encore l’énervant Confu­cius), ou un cer­tain nombre d’articles de bla­bla où je vou­lais par­ler de Zem­mour, Naul­leau, Bart de Wever, Jean Qua­tre­mer ou encore les aya­tol­lah de wiki­pe­dia : autant d’articles très sérieux mais cer­tai­ne­ment très chiants aussi. 

Ce à quoi vous avez échappé
Pour exemple, Zem­mour j’avais l’intention (depuis 2 ans) de mon­trer la mal­hon­nê­teté du per­son­nage lors de sa sor­tie sur l’existence des races (mais si vous devez vous en sou­ve­nir) : il s’était tar­gué d’avoir uti­lisé la défi­ni­tion du dic­tion­naire pour jus­ti­fier sa sor­tie et l’existence des races, sauf qu’en regar­dant jus­te­ment un dic­tion­naire on appre­nait que d’une part l’étymologie du mot race pro­vient du moyen-âge et dési­gnait la noblesse (la race des Sei­gneurs) et que la défi­ni­tion qu’utilisait Zem­mour, était celle usi­tée au XIX° et qui n’est plus d’actualité. J’avais prévu un long article là-dessus, vous pou­vez voir à quoi vous avez échappé. 

Ce à quoi vous n’échappez pas
Pour Naul­leau, je vou­lais faire plus court, je vou­lais sim­ple­ment dire à quel point le per­son­nage est fade et sans relief et pour moi encore plus mépri­sable que Zem­mour. Le plus grave pour lui c’est qu’il pré­tend faire de l’humour en atta­quant les per­sonnes de manière méchant certes mais sans aucun talent. De plus il prend soin de n’être vrai­ment méchant qu’avec des cibles qui ne sau­ront pas se défendre COMME Cali ou Lalanne, par contre face à un BHL qui lui est un cible plus coriace mais qui pour le coup méri­te­rait vrai­ment qu’on le des­cende il s’écrase car face à quelqu’un qui a du répon­dant il ne fai­sait pas le poids. Dans son presque unique livre qu’il a en par­tie écrit, le Jouve et Naul­leau, il se contente d’attaquer les auteurs à la mode et plu­tôt facile genre Anna Cavalda ou Marc Levy. Quelle per­for­mance ! Pour ça je pré­fère lire Pas­cal Fio­retto qui, lui, a effec­tué un vrai tra­vail d’écrivain et à tra­vailler sur un texte. Le seul talent que je recon­naî­trais à ce sinistre clown c’est d’avoir déni­ché un vrai talent en la per­sonne de Oli­vier Mau­lin. Main­te­nant qu’il ne va plus offi­cier sur la télé dans une émis­sion à suc­cès, nul doute qu’il va vite dis­pa­raître et qu’on finira par l’oublier. Peut-être le verra-t-on dans une émis­sion de télé-réalite pour has-been dans 10 ans. Bon j’ai dit tout ce que j’avais à dire sur lui. C’est chiant, hein ? 

Ce à quoi vous n’échapperez sans doute pas
Pour Jean Qua­tre­mer, il est pos­sible que j’en parle un de ces jours puisque le cor­res­pon­dant per­ma­nent de Libé­ra­tion à Bruxelles devient de plus en plus en vogue et notam­ment dans la presse belge fran­co­phone où il pré­face tout ouvrage qui démontre les Fla­mands sont déci­dé­ment que des nazillons qui parlent de moins en moins fran­çais et son mépris pour tous les par­ti­sans du non au réfé­ren­dum sur le TCE bien que ce der­nier soit passé avec le traité de Lis­bonne. Tiens je me demande si je ferais pas une biographie. 

Ce à quoi je veux échap­per
J’aimerais qu’on arrête dès qu’un type dit des insa­ni­tés qu’on arrête de le com­pa­rer à Des­proges, sur­tout Sté­phane Guillon (que j’ai pour­tant vu) et qui m’a beau­coup déçu parce qu’il ne veut ni écou­ter ni lire Des­proges (alors qu’Alain Fin­kiel­kraut l’a fait lui).

Ce à quoi je n’échappe pas
Il est mort mais il bande encore mon Des­proges qui me manque tou­jours autant et qui hante à sa manière cer­tains de mes billets.  
Et après ?
C’est bien joli toutes ces conne­ries me direz-vous car ça rem­plit pas une année tout ça, ce à quoi je sous­cris tout en déplo­rant une telle gros­siè­reté. En plus pour ceux qui suivent, j’ai laissé entendre dans plu­sieurs billets (j’ai la flemme de cher­cher les­quelles, allez cher­cher vous même, le moteur de recherche n’est pas fait pour les chiens) j’ai tra­vaillé lon­gue­ment à la tra­duc­tion de cer­tains des manus­crits de la Mer Morte (ce qui explique un peu le manque de dés­œu­vre­ment). Et je m’apprête à publier. En fait je m’apprête à la publier depuis envi­ron 1 an et demi, mais là je sens que ça va venir. 

 

L’heure du bilan encore

Voilà main­te­nant deux ans (en retard comme sou­vent) que ce blog (éphé­mé­ride existe). C’est donc l’occasion de pondre un de ces billets à la pre­mière per­sonne car un anni­ver­saire est tou­jours l’occasion d’un bilan. Que s’est-il passé depuis un an ? 

Un éphé­mé­ride (presque) com­plet
En effet, il existe désor­mais un billet anni­ver­saire pour chaque jour de l’année, enfin presque puisqu’il fau­dra attendre la pro­chaine année bis­sex­tile. Est-ce une rai­son pour m’arrêter ? Bien sûr que non. Même s’il com­mence le 15 juillet (cas unique d’un éphé­mé­ride) un éphé­mé­ride n’est pas censé s’arrêter. J’espère ainsi avoir le temps cor­ri­ger les nom­breuses erreurs qui essaiment le blog. Les billets vont donc être repu­bliées après cor­rec­tion et rajout éventuels. 

De nou­veaux fans
Mal­gré une audience plu­tôt confi­den­tielle, ce site a connu une popu­la­rité crois­sante cette année écou­lée comme en témoigne les nom­breux (19) publiées cette année. J’ai aussi pu consta­ter grâce aux outils infor­ma­tique, une aug­men­ta­tion de visites. Ce regain de popu­la­rité est visible jusque dans les toi­lettes de la Gare de Lyon où j’ai ou lire JH love PD tel : appelle-moi au 06 xx xx xx xx.  Par contre, il y a tou­jours aussi peu d’Anglais qui visitent ce site. 

Et main­te­nant ? 
Comme annoncé plus haut, main­te­nant que l’éphéméride est plu­tôt com­plet, je vais m’atteler à la tâche, ô com­bien colos­sale de cor­ri­ger les innom­brables fautes qui essaiment ce blog. Je vais aussi en pro­fi­ter pour pro­duire un peu plus de bio­gra­phies que j’ai du  lais­ser en sus­pens faute de temps.  D’autre part, je dois m’atteler à la tra­duc­tion d’un des manus­crit de la Mer Morte que j’ai retrouvé dans les pou­belles du Rond-Point Schu­man à Bruxelles (que j’ai réussi à trou­ver avant un grand-père désœuvré). 

Sur ces bonnes paroles, il est temps de mettre un terme à ce billet afin qu’il ne devienne pas trop pénible à lire. À demain. 

Comment faire lire Saramago ?

Alors que je viens de ter­mi­ner le Radeau de Pierre de José Sara­mago où l’on suit les les péré­gri­na­tions d’une bande de per­son­nages à la dérive à l’intérieur de la pénin­sule ibé­rique qui se détache des Pyré­nées et elle-même à la dérive entre Europe et Amé­rique, je me fai­sais la réflexion sui­vante, Com­ment écrire sur Saramago ?

Ques­tion facile pour Zem­mour qui répon­drait cer­tai­ne­ment quelque chose du genre, C’est un uto­piste qui se sert d’image cul-cul pour pro­pa­ger ses idées miel­leuses de gauche et sert de cau­tion à la gauche anti-mondialiste, En plus il uti­lise mal la ponc­tua­tion et puis il n’est même pas fran­çais, Et toi le Père plus tel­le­ment désoeu­vré t’arrête de ponc­tuer comme Sara­mago, les points d’exclamations, les points et les majus­cules c’est pas pour les chiens.

Quant à Naulleau…Allez ne per­dons pas de temps.

En tout cas la pre­mière chose à éviter si on veut par­ler de Sara­mago c’est d’évoquer ces deux sous-clowns.

Pour en reve­nir au sujet qui me pré­oc­cupe l’âme, com­ment don­ner l’envie de lire Sara­mago. Car c’est ce qui compte, quand on aime quelque chose, on a envie de le faire aimer chez les autres où au pire s’assurer que cer­tains détestent ce que nous aimons, comme la foi où j’exultai lorsque je lus que Fin­kiel­kraut n’aimait pas beau­coup Des­proges. Un grand moment de joie, mais voilà que je me mets à par­ler de l’apologiste du viol sur mineur. 

Donc, je disais que lorsque l’on aime quelque chose on a envie de le par­ta­ger avec ceux que l’on aime, mais la lec­ture a ceci de par­ti­cu­lier qu’elle est d’abord un plai­sir soli­taire, contrai­re­ment au théâtre au cinéma s’exerçant en public et donc immé­dia­te­ment partagés. Mais  bien que plai­sir soli­taire, on a mal­gré tout envie de le par­ta­ger, ce qui entre paren­thèse dif­fé­ren­cie la lec­ture de la mas­tur­ba­tion qui pour agréable qu’elle soit donne rare­ment l’envie de partager. 

Comme sou­vent chez Sara­mago, on part d’une idée ori­gi­nale ori­gi­nale voire lou­foque : la pénin­sule ibé­rique à la dérive, une épidé­mie de cécité, une épidé­mie de votes blancs, Jésus raconté par Jésus, etc. L’histoire est sou­vent simple à décrire, mais com­ment rendre compte de tout ce qui n’est pas l’histoire ? Com­ment rendre compte du style sara­me­guesque (que je pré­fère à sara­ma­guien) en évitant le genre de néo­lo­gismes affreux que je viens de com­mettre à l’instant. 

Com­ment rendre compte de ces petites véri­tés assé­nées au détour d’un phrase ? Et la quasi-absence d’expressions toutes faites du genre au détour d’une phrase? Des inter­ven­tions du nar­ra­teur, pour dire ce qui pour­rait racon­ter mais qu’il ne va pas faire mais qu’il raconte quand même ?  Com­ment expli­quer que l’on est même pas fâchée d’être obligé d’aller cher­cher le dic­tion­naire pour cher­cher des mots com­pli­qués qui appa­raissent ici ou là ? Com­ment décrire ces dia­logues fic­tifs dans la fic­tion que Sara­mago se plait à par­se­mer ses récits ? Par­ler de la pas­sion (que je ne par­tage pour­tant pas) que l’auteur éprouve pour les chiens, qui appa­raissent dans cha­cun de ses roman ? Com­ment faire com­prendre qu’à force de lire ses livres on s’habitue et on recherche ces choses qui ne font pas par­tie de l’histoire mais font par­tie de Saramago ? 

On peut tou­jours essayer des phrases du genre : je me suis tapé un bon Sara­mago hier soir, c’était bon.  Mais les pos­si­bi­li­tés de convaincre sont moindres. Le recours à la tor­ture quant à lui risque d’être contre-productif. Je ne peux pas non plus par­ler des rai­sons qui m’ont poussé à lire Sara­mago, à part une légère fierté de lire le seul Por­tu­gais cou­ronné d’un prix Nobel. Le prix Nobel de Lit­té­ra­ture n’étant en géné­ral pas atti­bué à des imbé­ciles, puisque qu’Albert Camus, l’a obtenu, n’en déplaise à  Siné, qui ne lui par­donne pas de ne pas avoir choisi le même camp que lui lors de la guerre d’Algérie car Camus voyait les choses en gris et non pas en noir et blanc. Mais non je ne vais pas par­ler de ce vieux con sénile de Siné, non plus.  

Le plus appro­prié me semble de conseiller de lire un livre. Mais lequel ?  Je suis entré dans Sara­mago (c’est un expres­sion, hein, mal­gré toute la sym­pa­thie et l’immense res­pect  - assez proche de la dévo­tion je l’admets — la géron­to­phi­lie ne fait pas par­tie de mes per­ver­sions pour­tant nom­breuses) après L’Aveuglement (Ensiao sobre a cei­gueira) et  j’ai ensuite enchaîné avec La Luci­dité (Ensaio sobre a luci­dez) et j’ai continué.  

Je pour­rais donc pro­po­ser la même chose, mais L’aveuglement est le livre le plus noir et le plus pes­si­miste que j’ai lu de lui, La luci­dité est plus drôle et jubi­la­toire mais il s’inscrit dans la conti­nuité du pre­mier; Il y a bien, Tous les noms, La Caverne ou l’His­toire du Siège de Lis­bonne mais ils sont plus Por­tu­gais et sans doute moins acces­sible au pre­mier abord. 

Fina­le­ment aujourd’hui je conseille­rais de lire le Radeau de Pierre . L’histoire démarre dans les Pyré­nées Orien­tales à Cer­bère où les chiens se mettent à aboyer le jour ou les Pyré­nées se fendent en deux trans­for­mant la pénin­sule en radeau (d’où le titre). Le livre date de 1986  peu avant l’entrée de l’Espagne et du Por­tu­gal dans la CEE et Sara­mago y expose dèjà ses doutes sur l’Europe que sou­haitent tant joindre le peuple por­tu­gais. Ses craintes sont aujourd’hui confirmées. 

 

Albert Einstein par Laurent Seksik

Voilà ce qui arrive quand on est un brin désoeu­vré. Un dimanche après-midi je décide avec un week-end avec ma com­pagne, mes enfants et des amis de m’offrir une petite heure de désoeu­vre­ment. Je me rends à ma librai­rie pré­fé­rée où n’officie plus ma libraire pré­fé­rée mais soit.

Ayant (chose rare) oublié de me munir d’un livre je décide de m’en ache­ter un. Quelque chose de facile à lire cepen­dant, sans pour autant som­brer dans du Marc Levy. Je décide donc d’aller foui­ner dans le rayon des bio­gra­phies. Et je tombe sur une bio­gra­phie d’Einstein d’un cer­tain Laurent Sek­sik,  dans la col­lec­tion Folio biographies.

D’emblée je suis un peu géné par le style un peu pom­peux et l’identification trop forte à Ein­stein. J’ai tou­jours été incon­for­table lorsque des gens mettent les pen­sées intimes des per­sonnes devant leur actes.

Celà dit, je suis mal­gré tout content de lire, j’apprends cer­taines choses incon­nues sur la vie d’Einstein, sa jeu­nesse, son par­cours aty­pique avant la consé­ra­tion. Comme je suis convaincu qu’il est impos­sible de dis­so­cier l’oeuvre d’un per­son­nage de sa pen­sée, j’étais curieux en fait de voir com­ment la vie d’un phy­si­cien de génie pou­vait déter­mi­ner ses futures décou­vertes. Pour être hon­nête je tenais pour plus grand génie, Richard P. Feyn­man et avec ce livre j’ai pu entre­voir que fina­le­ment c’était effec­ti­ve­ment un génie du fait de son par­cours aty­pique, hors de l’Université. Mais à vrai dire je pense que n’importe quelle bio­gra­phie m’aurait éclairé.

Par contre j’ai com­mencé à avoir des doutes sur le sérieux de la bio­gra­phie lorsque l’auteur aborde le début de sa car­rière scien­ti­fique. On sent clai­re­ment que ce n’est pas son ter­rain de pré­di­lec­tion. Tout dabord il se foca­lise sur la soit-disante obses­sion d’Einstein à débou­lon­ner la phy­sique New­ton­nienne. Mise à part la gra­vi­ta­tion, la phy­sique d’alors n’avait plus grand chose de New­to­nien. On était convaincu de la nature ondu­la­toire de la lumière. L’atomisme n’a pas le vent en poupe. Les équa­tions de Max­well triomphent. Par exemple lorsqu’il dit page 72, que les lois de la gra­vi­ta­tion de New­ton embrassent toutes les dis­ci­plines phy­siques, de la méca­nique clas­sique à l’optique ou page 73 La phy­sique de New­ton forme un tout qui consti­tue la base de des connais­sances humaines sur le monde, je ne peux que le conseiller vive­ment d’ouvrir un cours de pre­mier cycle uni­ver­si­taire. De plus il semble qu’il confonde l’éther lumi­ni­fère avec l’éther par lequel la gra­vi­ta­tion devrait opé­rer. L’éther dont se déba­ras­sera Ein­stein est celui néces­saire comme milieu à la pro­pa­ga­tion des ondes électro-magnétiques, celui de l’ébauche de la théo­rie de la rela­ti­vité faite par Poin­caré quelques années plus tôt.
À la page 74 lorsqu’il cite les expé­riences de Hertz, elles sont en contra­dic­tion avec la phy­sique de New­ton puisqu’elles ont consa­cré les équa­tions de Max­well confir­mant la nature ondu­la­toire et non cor­pus­cu­laire de la lumière.

Une des révo­lu­tion d’Einstein dans son article concer­nant l’effet photo-électrique consiste à réin­tro­duire la nature cor­pus­cu­laire de la lumière, jus­te­ment comme New­ton ! En un sens dans l’article Sur un point de vue heu­ris­tique concer­nant la pro­duc­tion et la trans­for­ma­tion de la lumière La dif­fé­rence c’est que l’énergie de ces grains de lumière ne peut adop­ter que des valeurs pré­cises ins­pi­rées jus­te­ment des tra­vaux de Planck. Et contrai­re­ment à ce que pré­tend notre piètre bio­graphe, c’est jus­te­ment heu­ris­tique, il ne démontre pas une théo­rie, mais cherche à expli­quer un phé­no­mène, le reliant à l’explication du corps noir don­née par Max Planck cinq ans plus tôt.

Autre erreur celle de consi­dé­rer que Planck pro­pose une nou­velle théo­rie de la lumière. Planck ne fait aucune hypo­thèse sur la nature même de la lumière, mais sur les échanges entre lumière et matière. Le désir de Planck était sur­tout d’arriver à expli­quer une des rares expé­riences de phy­sique qui ne cadrait pas avec la théo­rie admise.

Page 79 Pour en reve­nir à l’article fon­da­teur de la rela­ti­vité res­treinte, l’auteur se four­voie aussi sur la notion de rela­ti­vité. Par­ler de la rela­ti­vité res­teinte sans par­ler de la rela­ti­vité gal­li­léenne est une énorme erreur. La rela­ti­vité existe bien, c’est le concept de simul­ta­néité qui ne peut ne pas exis­ter puisque la vitesse de la lumière y est rela­tive. Un des pos­tu­lats d’Einstein est que la vitesse de la luière est constante quelque soit, la réfé­ren­tiel ou l’on se trouve. De là découle l’ensemble des lois.

Page 82, JAMAIS la rela­ti­vité n’a auto­risé de voya­ger dans le temps.C’est un non-sens complet.

J’en étais là de mes péré­gri­na­tions, m’énervant de plus en plus, mais espé­rant qu’une fois que j’aurais passé les par­ties scien­ti­fiques, la par­tie bio­gra­phique alait reprendre le des­sus. Je me suis mal­gré tout mis à cher­cher des cri­tiques, que je sup­po­sais nom­breuses tel­le­ment le nombre d’énormité est impor­tant. Et curieu­se­ment j’ai appris qu’en plus d’être incom­pé­tent en phy­sique, l’auteur l’est tout autant en géo­gra­phie et en his­toire. Et ceci grâce à  Giangi Régnier qui a fait une cri­tique remar­quable du livre.

Si je vous conseille de lire cette cri­tique, car les autres erreurs sont fina­le­ment plus énormes que les miennes, si vous ne le faites pas ne com­men­cez sur­tout pas à lire cette bio­gra­phie. Vous en appren­drez plus en lisant sim­ple­ment l’article de wiki­pe­dia qui lui est consa­cré. Je remer­cie d’ailleurs Giangi Régnier car sa cri­tique m’a convaincu défi­ni­ti­ve­ment que je ne per­drais pas une minute de plus à lire ce machin, puisque je ne trouve pas d’autres mots.
Il m’arrive très rare­ment de ne pas ter­mi­ner un livre, mais je vais faire une excep­tion. Ce qui ne m’était même pas arrivé avec Marc Lévy.

Laissé sur le blog «Zemmour : ceux qui l’aiment»

Sans ren­trer dans le débat des idées (pour l’instant, je m’économise) c’est l’apparente contra­dic­tion du personnage.

Je l’avais décou­vert à l’occasion de son livre «le pre­mier sexe» chez Ardis­son. Son entrée sur le pla­teau, tout sau­tillant avec le sou­rire de l’enfant qui vient de réa­li­ser son reve. On est content pour lui. J’imagine le sou­rire de mon fils si je lui annon­çait que je lui offrait la der­nière Plays­ta­tion ou même le mien si ma copine me pro­po­sera un nuit à trois avec sa meilleure amie.

Plus c’est gros plus ça passe, en sur­fant sur la vague de nos­tal­gie de l’ordre ancien, vague ini­tiée par Fin­kel­kraut et consorts, il peut enfin atteindre la noto­riété et enfin exis­ter ! La polé­mique, le syn­drôme «seul contre tous». Il a trouvé le filon. A la manière d’un Soral qui avait à son époque séduit le même Ardisson.

Autant Soral m’avait un temps amusé par ses pro­pos pro­vo­ca­teurs (un temps), autant quand Zem­mour se met à par­ler du temps regretté où l’homme en avait dans le bénouze, on a du mal.
Est-ce l’aspect un peu pré­cieux et effé­miné du per­son­nage ? Je crois qu’il y a de ça. Il fau­drait deman­der à des femmes. J’ai du mal que les femmes atti­rées par le genre de male tel que regretté par Zem­mour, soit atti­rée par ce der­nier.
On sent de l’aigreur chez lui et la hargne des petits. Car je dirais à la Zem­mour, «on sait très bien» que les petits ont moins d’assurance que les per­sonnes de grande taille (Obama/Sarkozy). Par nature plus faible, le petit doit déployer plus d’effort pour se faire accep­ter, pour séduire, pour faire sa place.

D’ailleurs pour conti­nuer le paral­lèle entre Soral et Zem­mour, le pre­mier ne regrette pas le temps passé où la femme était à sa place, il dit qu’il est macho un point c’est tout. Il n’a pas besoin que ce soit «établi» pour l’être. Le second regrette le temps passé car c’est seule­ment dans un cadre quasi-legal (la femme doit obéir à l’homme) qu’il peut espé­rer avoir un sem­blant de domi­na­tion à l’égard du «second» sexe.

Cou­ra­geux Zem­mour ? On pour­rait le pen­ser puisqu’il est sou­vent seul contre tous. Il se donne une atti­tude quasi-christique, que ce blog ren­force d’ailleurs. Pour ma part je pense que les moti­va­tions sont plus vénales. Ce qui est en accord avec la pen­sée Zem­mou­rienne pour qui l’homme est fon­ciè­re­ment mau­vais. Il y a d’ailleurs là un para­doxe du per­son­nage à creu­ser, mais je n’ai pas le temps aujourd’hui. Pour en reve­nir à son cou­rage, il reste mal­gré tout sélec­tif dans son com­bat des com­mu­nau­ta­rismes. Il ne man­que­rait plus qu’il se fasse trai­ter d’antisémite.

… À suivre…

La suite est là

http://ericzemmour.blogspot.com/2009/04/le-virage-zemmourien-venez-supporter.html

Second message, censé être le premier…

Comme tout blog qui se res­pecte, celui-ci se doit de conte­nir un mes­sage limi­naire expli­quant le pour­quoi du com­ment de tout ceci. Parmi toutes les rai­sons à invo­quer, on peut citer : l’envie de par­ta­ger son avis (for­cé­ment pro­fond et supé­rieure) afin d’éclairer l’humanité abru­tie, la volonté d’oeuvrer à sa manière au bien de l’humanité, de deve­nir célèbre parce que si Bigard peut le faire alors je peux le faire. Le tout serait assai­so­née d’une pin­cée de modes­tie feinte ou sin­cère, mais cachant plu­tôt mal que bien le mépris pour les autres blogs. 
Ce sen­ti­ment pour­rait d’ailleur trans­pa­raître dans ce pré­am­bule. Alors qu’en fait je ne cherche qu’à bro­der et à rem­plir les lignes parce que je ne sais jus­te­ment pas quoi écrire dans cette putain d’introduction. Fina­le­ment je vois pas pour­quoi je me jus­ti­fie­rais de quoi que ce soit !

Par souci de dis­cré­tion, cer­tains noms public ou pri­vés seront dégui­sés. Les per­son­nages pri­vés sont mes amis et faut pas les emmer­der un point c’est tout et les per­son­nages publics par res­pect.
Ce fut d’ailleurs déjà le cas dans le pre­mier mes­sage qui était censé être le second, mais si je l’avais posté en second je n’aurais pas pu m’y réfé­rer dans le pré­sent sup­posé pre­mier mes­sage qui est de fait le deuxième mais qui en vertu du clas­se­ment chro­no­lo­gique inverse va fina­le­ment se retrou­ver le pre­mier sur cette page. Avant de se retrou­ver en deuxième posi­tion lorsque sera publié le troi­sième mes­sage, éter­nel­le­ment avant-dernier. 
Bref je vou­lais sim­ple­ment dire que c’est donc sciem­ment que j’ai rem­placé le nom de Chris­tine Adamy, lieutenante-colonelle de sapeurs-pompiers au ser­vice dépar­te­men­tal d’incendie et de secours des Côtes-d’Armor rece­vant la légion d’honneur par celui de Jacques Séguéla qui contrai­re­ment à la rumeur est tou­jours vivant et donc mérite ample­ment sa décoration.

Donc toi lec­teur tombé ici par hasard, fais ce que tu veux de cette page, libre d’aimer, de détes­ter, tu as le choix de me lais­ser des com­men­taires. Je te demande seule­ment de lais­ser cette page aussi propre que tu l’as trouvé en arri­vant. Quant à vous lec­teurs et lec­trices invi­tés, j’attends vos com­men­taires avec febrilité.