Archives de la catégorie : Biographies

Par un souci d’exactitude historique, je devais me pencher sur la vie de certains de penser personnages historique afin de rétablir la vérité parfois occultée ou simplement déformés et de vous proposer un certain nombre de biographies. Outre celles de personnages célèbres, tels Faraday, Galvani, Pascal, Baudelaire, Homère ou Brejnev, vous y trouverez aussi celle d’oubliés de l’Histoire, telle la cantatrice muette à l’origine de la Révolution Belge de 1830 ou la vie du véritable inventeur de Golf qui était Marseillais et non pas Anglais. Vous pourrez aussi y trouver celle de personnage mythologiques, tel celle d’Égée enfin terminée.

Jérôme Bosch

Il faut vrai­ment être dérangé pour por­ter un cha­peau aussi ridicule.

Jeroen
Jérome Bosch est un peintre néer­lan­dais que les Néer­lan­dais appellent Hye­ro­ni­mus Bosch ou encore Jhe­ro­ni­mus Bosch ce que l’on pour­rait tra­duire par Jérôme Dubois si l’on est de mau­vaise foi puisque la tra­duc­tion lit­té­rale serait Jérôme Bois comme le font d’ailleurs les espa­gnols qui l’appellent Jero­nimo El Bosco, qui se tra­dui­rait lit­té­ra­le­ment en fran­çais par Jérôme Le Bois. L’Espagne qui expose sa plus célèbre toile au Musée du Prado qui en espa­gnol s’appelle Museo del Prado que l’on aurait pu tra­duire en fran­çais par le Musée du Pré mais que les Fran­çais dési­gnent par Musée du Prado. Signa­lons, par paren­thèse que le Musée du Pré ne pré­sente aucune toile de Mar­cel Duchamp ce qui est fort dom­mage. Enfin, à l’époque sou­li­gnons que les espa­gnols l’appelait Gero­nimo Bosco (nous sou­li­gnons comme pro­mis) est la tra­duc­tion lit­té­rale de Hye­ro­ni­mus Bosch.Tout ceci nous amène à faire les deux remarques importantes :

- d’où vient cette manie fran­çaise de ne tra­duire qu’à moi­tié les noms ?
– nous sommes très déçu d’apprendre que le légen­daire chef apache s’appellait en fait Jérôme.
– tout ça ne nous dit tou­jours pas qui est vrai­ment Jérôme Bosch, ce qui fina­le­ment nous fait trois remarques.

Giro­lamo
Nous pas­sons volon­tai­re­ment sous silence, sur le fait que les Ita­liens l’appellèrent suc­ces­si­ve­ment Hye­ro­nimo Boschio, Giro­lamo Boschi Fia­mengo ou encore Bosco di Bal­duc pour l’appeller fina­le­ment aujourd’hui Hye­ro­ni­mus Bosch. Ce qui nous amène à faire les deux remarques sui­vantes :
– les Ita­liens ne savent pas ce qu’ils veulent (il n’y a qu’à voir avec Ber­lus­coni),
– les Ita­liens sont nuls en logique car  il n’existe qu’un seul Jérôme Bosch donc il est inutile de pré­ci­ser qu’il est fla­mand,
– les Ita­liens sont nuls en géo­gra­phie car Hye­ro­ni­mus Bosch était en fait Hol­lan­dais d’origine ger­ma­nique,
– les Ita­liens sont nuls en langues car dési­gner Jero­nimo El Bosco par Bosco di Bal­duc revient à dire lit­té­ra­le­ment Bois de Bois-le-Duc, ce qui est com­plè­te­ment ridi­cule,
– tout ça ne nous dit pas qui était vrai­ment Jero­nimo El Bosco, ce qui nous fait cinq remarques finalement.

C’est beau, c’est Bosch
Afin d’être com­plet, il serait hon­nête de pré­ci­ser qu’en réa­lité son vrai nom est Jeroen Antho­nis­zoon van Aken, c’est-à-dire Jérôme fils d’Antony d’Aix-la-Chapelle, ce qui est ridi­cule pour un artiste convenons-en.  Enfin ceci nous amène aux deux remarques sui­vantes :
– As-t’il pris le nom de Bosch en réfé­rence à sa ville natale ‘s-Hertogenbosch ou par honte de ses ori­gines alle­mandes ?
– les Alle­mands ne s’attribuent aucune gloire de l’origine ger­ma­nique de Jérôme Bosch. On s’en étonne ;
– les Anglais n’ayant aucune gloire à tirer du per­son­nage n’ont pas poussé l’outrecuidance de l’appeler Jerome Wood. N’est-ce pas là une fois de plus une démons­tra­tion évi­dente de  la per­fi­die anglaise ?
– Pour­quoi écrivons-nous ce billet à la deuxième per­sonne du plu­riel alors qu’il n’y a qu’un père désoeu­vré ?
– Tout ça ne nous dit pas qui était vrai­ment Jeroen Antho­nis­zoon van Aken, ce qui nous fait au final cinq remarques.

Rem­plis­sage
A ce stade de cette bio­gra­phie, vous devez en droit de vous deman­der si ces digres­sions, au demeu­rant très inté­res­santes, ne sont ne sont pas là pour mas­quer un manque fla­grant d’inspiration et éti­rer labo­rieu­se­ment la lon­geur de ce billet se trou­vant la caté­go­rie Bio­gra­phies où le lec­teur peut légi­ti­me­ment s’attendre à une prose plus consé­quente, faite de plu­sieurs para­graphes avec des titres, etc. Ce qui nous amène à faire les deux remarques sui­vante :
– c’est bien­tôt fini  ?
– Mais tout ça ne nous dit tou­jours pas qui était vrai­ment Giro­lamo Boschi Fia­mengo, ce qui nous fait deux remarques ! Youpi !

J’ai Bosch cher­ché…
Alors voilà, Jérôme Bosch est née  vers 1453 et est mort quelque part vers 1516, on ne sait pas très bien. Recon­nais­saons quand même que c’est bien pra­tique car nous pou­vons le caser n’importe dans le calen­drier.
On croit qu’il a peint trente-trois tableaux, mais peut-être pas. On peut légi­ti­me­ment pen­ser en regar­dant ses tableaux que Jerôme Bosch était un peu dérangé, mais quand les autres jouent ainsi avec votre nom avouez qu’il a de quoi deve­nir cin­glé.
Ce qui nous amène à nous poser la ques­tion sui­vante : que sait-on de Jérôme Bosch ?

Pas grand chose en fait.

Charles Dickens

En ces temps de grande incer­ti­tudes sociales où la rébel­lion couve un peu par­tout, y com­pris chez les socia­listes, c’est dire, qu’il me soit per­mis  de retra­cer (briè­ve­ment quand même, j’ai pas que ça à foutre non plus) la vie du grand rebelle que fut Charles Dickens.

Car à l’instar de Vic­tor Hugo, Emile Zola, le Sous-Commandant Mar­cos ou Michel Sar­dou, Charles Dickens fut lui aussi un grand révolté.

Dès sa nais­sance Charles avant même d’avoir son nom, se révolta en hur­lant son indi­gna­tion d’être ainsi arra­ché à la dou­ceur et le cha­leur amnio­tique du ventre de sa mère.

Peu après il se révolta lorsqu’on l’arracha au sein mater­nel pour lui don­ner des bibe­rons. Sa force de carac­tère le condui­sit à se révo­le­ter de façon quasi-permanente  contre la soupe qu’on ten­tait de lui faire avaler.

Ce n’est qu’une fois l’âge adulte atteint qu’il se com­mença à publier des romans révol­tés à carac­tère social, qui à defaut de chan­ger la situa­tion sociale des pauvres, finit par lui assu­rer un confor­table revenu.

Une fois devenu riche il s’évertua à dis­sé­mi­ner sa révolte au tra­vers de lec­tures publiques. Il alla même jusqu’à apprendre à sa femme de ménage les fon­de­ments de la révolte en lui défon­çant le fon­de­ment justement.

Riche et repu il tente de se révol­ter contre la mort le 9 juin 1870. En vain.

P.S.: pas la peine de vous révol­ter, je vous avait bien dit que je serais court.

Egée

Avant-propos

Cher lec­teur, chère lec­trice, à la lec­ture du titre de cette bio­gra­phie, tu te demandes légi­ti­me­ment si je n’ai pas choisi de racon­ter la vie d’Egée dans le seul but d’aligner des calem­bours tous plus lamen­tables les uns que les autres. Vais-je mas­sa­crer l’histoire de ce per­son­nage emblé­ma­tique de la mytho­lo­gie grecque juste pour ça ? Je vais me géner, tiens.

Égée nait

Égée, per­son­nage de la mytho­lo­gie grecque, fut roi de Mégare par son père et roi d’Athènes par sa mère, mais devint sur­tout célèbre  pour être le père de la mer qui porte son nom et le père de Thé­sée, un autre per­son­nage de la mytho­lo­gie grecque[1] .

L’enfance d’Égée ne fut pas par­ti­cu­liè­re­ment heu­reuse, en rai­son de son nom un peu pro­pice aux calem­bours faciles. Il  dut en effet subir les moque­ries conti­nuelles de ses trois frères : Nisos, Pal­las et Lycos. Un exemple est cette fois où Égée avait perdu du poids suite à un régime et alors que sa mère le féli­ci­tait ses frères lui sor­tirent :  Depuis qu’il a perdu du poids …il se sent plus l’Égée.

Mais ce genre d’épreuve, ça vous forge un carac­tère et c’est tout natu­rel­le­ment qu’il prit la suc­ces­sion de son roi de père même si la rai­son prin­ci­pale c’est qu’il était l’aînée de la famille.

Des Jeux Mégares au Mont Parnasse

Devenu roi de Mégare, de ban­lieue d’Athènes, il consa­cra son éner­gie à deux tâches prin­ci­pales : recon­qué­rir Athènes d’où son père fut chassé et conce­voir un héri­tier. Pour sa pre­mière tâche, quel meilleur moyen que le sport pour exal­ter les fier­tés imbé­ciles qu’elles soient natio­nales, régio­nales voire com­mu­nales ?  Il créa donc les Jeux Mégares qui per­mirent d’enflammer la fibre patrio­tique de ses sujets. Ces jeux furent un suc­cès pour Egée car Mégare rem­porta six médailles grâce à six jeunes Mégares  ; c’était plu­tôt un bon résul­tat. Cette for­ma­lité effec­tuée, il ne lui res­tait plus qu’à décla­rer la guerre à Athènes.

Pour la deuxième tâche, les choses étaient plus com­pli­qués. Bien qu’il mit Meta, sa pre­mière femme, un nombre incal­cu­lable de fois, elle ne tom­bait tou­jours pas enceinte. Son père, Hoplès, pes­si­miste par nature, lui avait pour­tant dit qu’il n’y avait aucun espoir.  Par dépit, il la répu­dia et Meta ter­mina sa vie ron­gée par le cha­grin, recro­que­villée sur elle même. Cer­tains disaient d’elle : la pauvre Meta se tasse.

Égée pris par la suite pour épouse Chal­ciope. Les Chal­ciope étaient belles par nature, mais celle-ci était vrai­ment une belle Chal­ciope. Elle fut pour­tant inca­pable de lui don­ner un héri­tier. Dépité, il décida d’aller gra­vir le Mont Par­nasse[2] afin de se rendre à Delphes et consul­ter l’Oracle de Delphes qui l’accueilli à ces paroles: allonge-toi, mon gar­çon S’ensuivit le dia­logue sin­gu­lier entre les deux hommes :

«bon explique-moi main­te­nant, tu viens de tuer ton père c’est bien ça ?

- heu, non…

- d’accord, mais tu aime­rais bien le tuer, non ?

- mais…

- T’inquiètes. C’est nor­mal. On passe tous par là . Et tu veux le tuer pour pou­voir sau­ter ta mère ? j’ai bien saisi le pro­blème, non ?

- Mais enfin ! Je viens juste parce que je n’arrive pas à avoir d’enfants et je venais te deman­der conseil.

- Ah ! Bon… Mais fal­lait me le dire tout de suite…Excuse-moi, je viens de voir Œdipe à l’instant et ses his­toires m’ont perturbé .

- je m’en fous d’Œdipe   ! Moi je viens pour.…

- Dis, gamin, tu aurais entendu ce qu’il a fait. Incroyable ! Il m’a donné tous les détails ! Il y a des trucs que j’oserais même pas faire avec ma femme et lui il l’a fait avec sa propre mère, tu te rends compte.

- Alors, je…

- Une sacrée chau­dasse la Jocaste ! Sous ses airs de sainte nitouche, c’est une véri­table lionne. Et mal­gré son âge elle reste souple.

- Mais bor­del ! Je peux en pla­cer une, oui ?

- Par­don, par­don, fils. Allez-vas-y raconte-moi tout.

- Je m’présente je m’appelle Égée, j’voudrais bien réus­sir ma vie, être heureux…

- Eh, gamin ! Tu vas m’abréger ça ! J’m’en bat l’avoine de connaître toute ta vie !  J’ai pas que ça à foutre non plus.

- qu’importe le nombre de fois,en y met­tant toute mon ardeur, c’est mon fils, ma bataille.

- Je t’ai demandé d’abréger et arrête de chan­ter en me par­lant c’est ridi­cule !  Et puis en fait ces détails je les connais, je donne pas des oracles pour rien non plus. Je suis en prise directe avec Apol­lon, tu sai­sis ? Alors ta petite vie minable je la connais sur le bout des doigts et avant ta nais­sance même. Je sais qui tu es, Égée le roi de Mégare…du Nord. Hi, hi ! Pardonne-moi c’est plus fort que moi, les jeux de mots je peux pas m’empêcher. Mais on a du te le faire, non.

- Heu, non en plus Mégare se trouve à l’ouest. .

- Mince, c’est pas gagné avec toi.

- Je viens ici parce que je veux avoir un fils.

- Figure-toi que j’avais saisi avec ta chan­son à la con.  Vas-y, explique-moi seule­ment com­ment tu t