Archives du tag : Baudelaire

Anniversaires du 4 juillet

Cham­plain de mau­vaise foi
Le 4 juillet 1609, Samuel de Cham­plain découvre un lac qui porte son nom. Selon son jour­nal de bord : Je viens de décou­vrir un lac magni­fique. En dis­cu­tant avec les sau­vages du coin, ils m’ont dit qu’il s’appelait Lac Cham­plain. Éton­nant, non ?

C’est cette repro­duc­tion à l’échelle des hémor­roïdes de Barry White qui ins­pira le sys­tème d’airbags de la sonde Path­fin­der. Signa­lons que la sonde anale de Barry White por­tait le même nom que la sonde spatiale.

Sonde
Le 4 juillet 1997, la sonde spa­tiale Path­fin­der se pose en dou­ceur sur mars grâce à l’ingénieux sys­tème d’airbags mis au point par les ingé­nieurs de la NASA. Fait curieux, Barry White qui est à l’origine de cette inven­tion décè­dera exac­te­ment 6 ans plus tard (voir photo).

Santé
C’est aujourd’hui l’anniversaire de la fon­da­tion du mou­ve­ment des Alcoo­liques Ano­nymes, dont nous avons relaté la nais­sance. Comme chaque année, le cham­pagne coule à flot étant à l’origine de nom­breuses rechutes assu­rant la péren­nité du mouvement.

Lola et ses lolos.

Les lolos de Lol­lo­bri­gida
L’anniversaire de Lola Lol­lo­bri­gida est une par­faite excuse pour mettre ici une photo d’elle.

Le faîte du prince
C’est le 4 juillet 1710 que naquit George Eve­rest qui ne mesu­rait moins d’1m70 et qui au som­met de sa car­rière fut le Gene­ral Sur­veyor des Indes bri­tan­niques. Il ne démarra, ni ne ter­mina la tri­an­gu­la­tion des Indes, qui donna lieu à la mesure du mas­sif mon­ta­gneux de l’Himalaya par son suc­ces­seur. C’est donc un mys­tère si le pic le plus haut porte aujourd’hui son nom.

Dupond et Dupont
C’est le 4 juillet 1848 que mou­rut Cha­teau­briant, consi­déré comme le père du roman­tisme, un peu chiant certes, mais sûre­ment pas autant que Bau­de­laire. Son plus digne héri­tier est aujourd’hui Patrick Poivre D’Arvor. N’étant même pas l’inventeur du steak Cha­teau­briand, il n’a vrai­ment rien pour se faire pardonner.

Cou­ra­geux mais pas témé­raires
Le 4 juillet 1910, Jack John­son devient le pre­mier noir a deve­nir cham­pion du monde de boxe. On a déploré quelques inci­dents à carac­tère raciste durant la ren­contre puisqu’une petite ving­taine de mil­liers de spec­ta­teurs parmi les 22 000 pré­sents ont scandé Tue le nègre. On se sou­vient qu’après la ren­contre de nom­breux jour­na­listes spor­tifs on consi­déré la ren­contre vrai­ment nulle, mais jamais en face de Jack Johnson.

Tiercé gagnant
C’est le 4 juillet 1934 que Marie Curie décède. Elle obtenu le prix Nobel de Phy­sique en 1903, le prix Nobel de Chi­mie en 1911 et le can­cer en 1930. Un belle carrière.

Anniversaires du 3 juin

Méta­mor­phose
Le 3 juin 1924, mour­rait Franz Kafka, dont l’œuvre la plus connue est La méta­mor­phose où l’écrivain, repré­senté par le ven­deur Georg Samsa se retrouve trans­formé en can­cre­lat. C’est tout le contraire d’Eric Zem­mour, qui est un authen­tique can­cre­lat qui aime­rait faire croire qu’il s’est trans­formé en écrivain.

«C’est que j’en pre­nais soin moi, de mes trains.»

Sou­ve­nirs, sou­ve­nirs
Après l’accident de Eschede le 3 juin 1998, où un train à grande vitesse dérailla sur un pont cau­sant 101 morts et plu­sieurs cen­taines de bles­sés, Franz Schültz ancien che­mi­not en 39–45 déclara : On peut dire ce qu’on veut, la plu­part de mes pas­sa­gers arri­vaient en un seul mor­ceau à Auschwitz. 

Onfray bien de res­ter à sa place
J’aime beau­coup Onfray, mais cha­cun son métier. Qu’il parle de phi­lo­so­phie c’est nor­mal. Qu’il se mèle de poli­tique on peut aussi le com­prendre. Qu’il adule la science, passe encore. Qu’il n’ait pas d’à priori contre les OGM, je peux à la rigueur lui par­don­ner. Mais je suis scan­da­lisé qu’il se mette à faire des jeux de mots lamen­tables comme dans le numéro du 3 juin 2009 de Siné-Hebdo : Cal­vin Triste. Qu’est-ce qu’il va me res­ter à moi ?

Retour à l’école
Le 2 juin 1973, le Tupo­lev T-144 (pâle copie du Concorde) en vol de démons­tra­tion au Bour­get s’écrase sur une école mais ne fait que 7 morts. Ce que ne man­quera pas d’ailleurs faire remar­quer la com­pa­gnie Russe lors du crash du Concorde à Gonesse.

Monté-Négro
C’est le 3 juin 2006 que le Mon­té­né­gro déclare uni­la­té­ra­le­ment son indé­pen­dance. C’est l’occasion de rap­pe­ler que le beau père dés­œu­vré qui est à moité-négro est mal­gré tout monté … comme un âne.

Bau­de­laire faux-cul
Bau­de­laire non content d’être har­gneux et aigri a su démon­ter qu’il était aussi lâche quand l’occasion lui était don­née. Ainsi le 3 juin 1864, lors d’une confé­rence sur les Para­dis Arti­fi­ciels, il fait l’éloge de la Belgique.Quant à Léo­pold Ier roi des Belges, qui n’assiste pas pas la confé­rence, il est vic­time d’un para­dis arti­fi­ciel titrant 40°.

Anti-strip-tease
Le 3 juin 1917 nais­sait Lili Saint Cyr, strip-teaseuse cana­dienne qui pro­mut à sa manière à la loi anti-striptease du Canada, impo­sant qu’une actrice ne sau­rait sor­tir de scène avec moins de vête­ments qu’en ren­trant, en sor­tant nue d’une bai­gnoire et en se rha­billant tout doucement.

Retour vers l’enfer
Le 3 juin 1940 l’enfer conti­nue pour quelques 221 445 sol­dats fran­çais et belges. En effet, après avoir été contraint de recu­ler devant l’armée alle­mande jusqu’à Dun­kerque les voilà contraints d’embarquer en Angleterre.

Les cœurs font boum
C’est le 3 juin 1946 que Louis Réard invente le Bikini en hom­mage à l’essai de la bombe ato­mique effec­tué quelques jours plus tôt par les Amé­ri­cains sur l’attol de Bikini. Il fau­dra cepen­dant attendre les années 60 pour voir les biki­nis pous­ser comme des cham­pi­gnons sur les plages.

Anniversaires du 20 mars

C’est l’histoire d’un mec…
A l’occasion de la jour­née inter­na­tio­nale du conte qui tombe en même temps que la jour­née de la Fran­co­pho­nie, on a chargé Yves Leterme de racon­ter une his­toire Belge sur Twitter.

Drak­kars du nord
Le 20 mars 845, les pre­miers vikings font leur entrée dans Paris, et n’accepte de quit­ter la capi­tale qu’en échange d’une ran­çon. Arna­quer les tou­ristes scan­di­naves en visite dans la capi­tale n’est donc qu’un juste retour des choses.

Union fait la force
Le 20 mars 1602, les Pro­vinces Unies (aujourd’hui les Pays-Bas) créaient la Veree­nigde Oos­tin­dische Com­pa­gnie (VOCdont on ne sait pas si elle désigne la Com­pa­gnie Unie des Indes Orien­tales ou la Com­pa­gnie des Indes Orien­tales Unies. Ce qui explique pour­quoi on l’a tra­duit sim­ple­ment par la Com­pa­gnie Hol­lan­daise des Indes Orientales.

La cui­sine ita­lienne et l’inactivité ont eu rai­son de la ligne de Napoléon…et de son cheval.

Nagro­léon
C’est le 20 mars 1815 que Napo­léon fait son retour au pou­voir. Parmi les titres trou­vés dans la presse : Il a un peu forci. 

Per­fide mariage
On a beau être un icône hip­pie et repré­sen­ter un des sym­boles de la libé­ra­tion des mœurs, le fait d’être anglais prend tou­jours le pas. C’est sans doute pour cette rai­son que le 20 mars 1969, John Len­non se marie à Yoko Ono sur l’un des sym­bole de l’arrogance bri­tan­nique : Gibral­tar, le rocher auquel la per­fide albion s’accroche comme un mor­pion dans la culotte d’Elisabeth II.

Un vieux che­val en fin de course.

I don’t want to be rude
Il fau­dra attendre le 20 mars 1996 pour que les per­fides anglais recon­naissent le lien entre la mala­die de Kreutz­feld Jacob et la mala­die de la vache folle, après avoir bien sûr inondé le conti­nent de viande conta­mi­née. En 2010 ils recom­mence en nous envoyant Cathe­rine Ash­ton,  vieux che­val en fin de course, qui fête jus­te­ment ses 57 ans.

Mau­vaise volonté
Il y a vrai­ment des saints contra­riants. Pre­nons Saint-Tetrice, au lieu de se faire décou­per en mor­ceaux puis se faire jeter du haut d’un châ­teau pour que ses membres s’emboîtent par miracle cet imbé­cile s’est éteint serei­ne­ment à Langres, me pri­vant ainsi d’une brève  à la hau­teur de mon incom­men­su­rable paresse.

1 franc de trop
Le 20 mars 1985, un exem­plaire des Fleurs du Mal de Charles Bau­de­laire, dédi­cacé au peintre fran­çais Eugène Dela­croix se vend pour 1 437 900 Francs. C’est 1 437 901 Francs de trop.

Les bourses par der­rière
La fusion des bourses de Paris, Amster­dam et Bruxelles, le 20 mars 2000, n’a en rien empê­ché que l’on ait dans le cul.

Anniversaires du 12 mars

Les grosses tar­louzes sur leur grosses machines
Que faire quand on est gros, moche, pas très sûr de sa viri­lité ou des dif­fi­cul­tés à accep­ter son homo­sexua­lité ? On peut par exemple créer un club de motards comme ce fut le cas pour les Hell’s Angels, le 12 mars 1948. Quitte à être pris aujourd’hui pour un des Vil­lage People.

À moi­tié plein
Le 12 mars 1948, un réfé­ren­dum approuve le retour de Léo­pold III sur le trône. Seuls 57% des Belges arrosent ça.

L’ECU c’est pas du pou­let…
…mais pour les alle­mands le nom évoquait une vache (eine Kuh). Du coup la mon­naie créée le 12 mars 1979, c’est à dire le jour du 41ème anni­ver­saire de la réa­li­sa­tion de l’Anschluss,  pren­dra le nom d’Euro ou encore Deutsch-dollar.

Gandhi ramas­sant une poi­gnée de sel, alors qu’il est capable de man­ger épicé (pas en même temps bien sûr).

Cel­lu­lite finale
Il y a 83 ans, Gandhi enta­mait sa marche pour le sel, bra­vant le mono­pole d’état qui impose une taxe sur le sel. N’ayant jamais connu de pro­blème de poids, il affi­cha son un mépris total pour les mil­lions de femmes anglaises natu­rel­le­ment enclines à la réten­tion d’eau. Il fut immé­dia­te­ment jeté en pri­son pour cette provocation.

Robert et Mau­rice
Le 12 mars 1968, l’île Mau­rice obtient son indé­pen­dance, l’Île Robert n’aura pas cette chance.

Du gros œuvre
C’est 12 mars 1856 que Charles Bau­de­laire sort son seul ouvrage digne d’intérêt : la tra­duc­tion des His­toires extra­or­di­naires d’Edgar Allan Poe.

Pie XII amer
Il y a 23 ans jour pour jour, Jean-Paul II pro­fi­tant du 61ème anni­ver­saire de l’intronisation de Pie XII demande par­don pour tous les pêchés com­mis par les catho­liques au cours des siècles pré­cé­dents, ce que ne fit jamais Pie XII.

Immi­gra­tion choi­sie
Aujourd’hui à  Ros­well au Nouveau-Mexique, c’est la jour­née spé­ciale en l’honneur des visi­teurs extra-terrestres ins­ti­tuée en 2003 par le maire Dan Foley. Par contre pour ce qui est des mexi­cains, ils ne sont pas les bien­ve­nus même en por­tant un som­bréro vert.

Mar­tyr du jour
La célé­bra­tion du mar­tyr de Pierre, Cham­bel­lan à la cour de Dio­clé­tien, qui fut percé à l’aide de lances, puis arrosé de sel et de vinaigre avant d’être rôti sur un gril. C’est pas que je veuille me mêler de c qui ne me regarde pas, mais je dis sim­ple­ment qu’avec un filet d’huile d’olive et un peu de roma­rin, ça aurait été parfait.

Alfred de Musset

T’as l’bonjour d’Alfred
Alfred de Mus­set naquit le 11 décembre 1810, de Victor-Donatien de Musset-Pathay homme de lettres et cultivé et de Edmée-Claudette-Christine Guyot-des-Herbiers femme de lettres et culti­vée. Ces der­niers eurent trois enfants, Paul égale­ment homme de lettres et cultivé et Charlotte-Amélie-Hermine dont on sait peu mais tout laisse à sup­po­ser qu’elle fut aussi femme de lettres et cultivée.

Dans un tel envi­ron­ne­ment on com­prend que le petit Alfred s’intéressa dès son plus jeune âge au vers. Mais il s’intéressa aussi très vite  aux verres. En effet, plus que son œuvre elle-même, ce qui frappe chez Alfred c’est sa pré­co­cité. Il rentre en sixième à Henri IV à l’âge de 9 ans et la même année il prend sa pre­mière cuite. C’est là qu’il se lia d’amitié avec le prince de Chartres fils du duc d’Orléans et qu’il per­dit ses pre­mières écono­mies ainsi que son pucelage.

Son bac­ca­lau­réat en poche, par pur esprit de rébel­lion, il essaya d’étudier la méde­cine, le droit et la pein­ture, mais l’hérédité était trop forte, il se résigne à  deve­nir à son tour un homme de lettres et cultivé.

Pen­dant que de Mus­set boit, Sainte-Beuve rit
Alfred de Mus­set fut un écri­vain roman­tique, en pleine époque roman­tique. Si aujourd’hui il n’est connu que par son œuvre lit­té­raire, à  son époque il était sur­tout connu dans les bor­dels pari­siens où il aimait à se pava­ner nu dési­gnant fiè­re­ment ses Trois Glo­rieuses, en hom­mage à la révo­lu­tion de juillet qui dura 3 jours et qui per­met­tra l’instauration de la Monar­chie de Juillet au mois d’août 1830. C’est là qu’il se lia d’amitié avec Sainte-Beuve et Vigny avec qui il par­ta­geait l’alcool, les femmes et quelques mycoses. Mais res­tant tou­jours rebelle, il renâ­clait au cénacle, cour sans la nom­mer qui s’était consti­tué autour de Vic­tor Hugo.

Sa pre­mière grosse décep­tion lui vient de sa pre­mière pièce de théâtre qui fut un échec cui­sant. Alfred est d’autant plus désem­paré qu’il ne peut se mettre à boire puisqu’il est déjà alcoo­lique confirmé depuis sa puberté.

Elle aimait se faire Mus­set
Une des ren­contre déci­sives d’Alfred de Mus­set fut celle avec George Sand. Est-ce ses grands yeux noirs ? Ce large visage blanc ? Ou parce qu’elle était une femme de lettres et culti­vée.  Mus­set fut l’amant de George Sand avec qui il vécu une véri­table pas­sion. Ces deux-là étaient fait pour se ren­con­trer car le roman­tisme était toute leur vie.

Pen­dant plu­sieurs mois, les amants furent tout bête­ment heu­reux  ce qui ne se fai­sait pas en pleine période roman­tique. Evi­dem­ment pour tout roman­tique qui se res­pect, l’amour ne sau­rait être qu’une source de grande souf­france et non de féli­cité.  C’est d’ailleurs à cette époque, que Bau­de­laire qui détes­tait déjà George Sand qui avait repoussé ses avances, se mit à détes­ter Alfred de Mus­set qui affi­chait trop son bon­heur à son gout.

Sou­cieux d’être dans l’air du temps, Alfred et George partent à Venise afin d’améliorer leur rela­tion roman­tique. Par chance, George tombe malade dès son arri­vée per­met­tant à Alfred d’aller tran­quille­ment pas­ser ses soi­rées dans les bor­dels véni­tiens pen­dant que le doc­teur Pagello soigne sa maî­tresse  Puis c’est au tour d’Alfred de tom­ber malade ce qui per­met au bon doc­teur Pagello de soi­gner Alfred et de jouer au doc­teur avec George. Les amants sont contents et peuvent se déchi­rer d’une belle manière romantique.

La pas­sion super-romantique qui les ani­mait causa moult rup­tures et sépa­ra­tions ce qui per­mit à Mus­set et à Sand d’écrire leurs plus beaux textes roman­tiques, même si ce qu’ils avaient écrit aupa­ra­vant n’était pas de la merde non plus. George Sand décida de par­faire sa dimen­sion roman­tique en se tapant, mais de manière roman­tique, le musi­cien polo­nais mais néan­moins roman­tique Fré­dé­ric Cho­pin. Ce der­nier est méprisé par Mus­set car bien que cultivé il n’est pas homme de lettres ce qui trans­pa­raît dans le bref échange épis­to­laire entre les deux. C’est la rup­ture définitive.

Et Mus­set s’émoussa
On a beau être roman­tique, ça ne nour­rit pas son monde au XIXème siècle, c’est la rai­son pour laquelle Alfred ren­tra  à l’Académie Fran­çaise à seule­ment 45 ans. Malheureusement le sta­tut d’immortel ne lui vau­dra pas grand chose puisqu’il mou­rut seule­ment deux ans plus tard.

Même s’il eut ten­dance à se la jouer roman­tique, il ne devint pas insup­por­table contrai­re­ment à Bau­de­laire. Et n’oublions pas ces paroles  de W.C. Fields : Quelqu’un qui est autant détesté pas Bau­de­laire ne peut pas être tout à fait mauvais. 

Anniversaires du 27 novembre

Horace dis­po­sait de peu de ran­ge­ments, ce qui l’obligeait à faire sou­vent les courses.

Horace
Le 27 novembre –08 mour­rait un des plus grand poètes romain, Horace, qui bien qu’écrivant en Latin était net­te­ment moins chiant que Bau­de­laire. Son œuvre se com­pose de

  • Les Satires : genre romain par excel­lence et pro­pice à l’autoportrait, Horace s’y dépei­gnait le mieux. Elles sont com­po­sées de dix-huit pièces.
  • Les Épodes : poèmes lyriques, com­posé d’un vers long suivi d’un vers court. Elles sont au nombre de dix-sept.
  • Les Odes : les sujets de ces poèmes aux­quels sont dédiés ses poèmes sont variés. Horace les com­pa­rait fiè­re­ment aux Pyra­mides d’Égypte. C’est aussi sa réa­li­sa­tion la plus consé­quente, puis que l’on en dénombre cent-trois.
  • Les Épîtres : lettres fic­tives adres­sées aux grand per­son­nages de son époque, il les écri­vit vers la fin de sa vie. On en dénombre un vingtaine.
  • Les Courses : Horace n’ayant pas un grande mémoire, il avait l’habitude de faire des listes de courses. Elles sont indé­nom­brables et l’on s’étonne qu’elles ne soient pas men­tion­nées par la plu­part de ses biographes.

Le ther­mo­mètre c’est le sien
Le 27 novembre 1701, nais­sait Anders Cel­sius qui devint célèbre en remar­quant qu’il est plus facile de geler de l’eau et de la faire bouillir que de dis­po­ser d’un che­val sain pour étalon­ner un ther­mo­mètre, comme le fit Fah­ren­heit. Il inventa donc le degré Celsius.

À LA CROISADE !
Il y a exac­te­ment 917 ans, le pape Urbain II appe­lait à la croi­sade en publiant à la bulle inti­tu­lée : À LA CROISADE !.

Mais ils sont où les éper­ons d’or ?
Le 27 novembre 1382 débute la Bataille de Roo­se­beke, où Fran­çais et Mili­ciens fla­mands s’affrontent. Les Fran­çais récu­pèrent leurs éper­ons d’or 80 ans après.

Repré­sen­ta­tion artis­tique du mar­tyr de Jacques l’Intercis.

Mor­ceau de choix
On fête aujourd’hui la Saint-Jacques l’Intercis qui fut mar­ty­risé vers 420. Il fut découpé en 29 mor­ceaux d’où son nom Inter­cis qui signi­fiait découpé en ancien Fran­çais. Cer­taines sources pudi­bondes pré­fèrent citer 28 morceaux.

Allu­meuse
Le 27 novembre 1826, John Wal­ker invente les allu­mettes à fric­tion, qui per­met­tra en 1844 de créer l’allumette de sûreté  par le sué­dois Gus­taf Erik Pasch, soit un an avant La petite fille aux allu­mettes par Andersen.

Sport de com­bat
Il y a exac­te­ment 71 ans nais­sait Bruce Lee. Un an plus tard exac­te­ment lui nais­sait un autre super-héros en sur­vê­te­ment lui aussi : Aimée Jacquet.

Hom­mage
Quatre repré­sen­ta­tions afghanes se réunis­saient à Bonn afin d’établir le par­tage de l’Afghanistan depuis la défaite des Tali­bans, le 27 novembre 2001, soit le jour du 30ème anni­ver­saire de la sor­tie des Ton­tons Flingueurs.

Anniversaires du 4 octobre

De tout façon, les autos sont pas conseillées au Leso­tho. Ni les autocars.

Les pié­tons
Juste pour rigo­ler, il est décidé que le jour de la fête de l’indépendance sera aussi une jour­née sans voi­ture au Lesotho.

Révo­lu­tion d’Octobre
Spout­nik réa­lise le tour de la terre en 96 minutes, le 4 octobre 1957.

Noble cause
Il y a 29 ans, jour pour jour, Richard Noble attei­gnait la vitesse à 1019,25 km/h à bord de Thrust 2. Pamela Noble, son épouse, déclara tris­te­ment que même sans volant entre les mains il était l’homme le plus rapide du monde sur terre.

I-grec heu­reux
Le 4 octobre 1884 nais­sait Félix Gouin à Pey­pin. Le «y» est bien placé.

L’indépendant du nord
Il y a exac­te­ment 182 ans, l’indépendance de la Bel­gique est pro­cla­mée. Appre­nant l’événement qui allait chan­ger sa des­tiné et encore occupé à fêter la monar­chie de Juillet, et l’avènement de Louis-Phillipe d’Orléans, Léo­pold futur Ier roi des Belges, lève sa bou­teille de Tou­raine et s’exclame : ça  s’arrose avant de s’effondrer dans les bras du rois des Français.

On connaît la Bel­gique 
Il y a 1 an, la Bel­gique fêtait les 182 ans de la pro­cla­ma­tion de son indé­pen­dance sans la nomi­na­tion d’aucun gou­ver­ne­ment et atten­dait d’avoir un gou­ver­ne­ment pour se séparer.

Pas de choix dans la date
En Espagne, Por­tu­gal, Ita­lie et Pologne, ceux qui sont nés entre le 5 octobre et le 14 octobre 1582 l’ont dans l’os à cause de l’introduction du calen­drier grégorien.

On s’en fout un peu mais quand même
Le 4 octobre 1777, les Amé­ri­cains battent en retraite devant les per­fides Anglais lors de la bataille de Ger­man­town. Hor­mis les morts parmi les com­bat­tants on dénombre parmi les vic­times de cette bataille, trois hol­lan­dais, un suisse, deux indiens, cinq polo­nais et un ber­ri­chon mais curieu­se­ment aucun allemand.

À Gênes, Paul n’a pas d’plaisir
Selon ses écrits c’est à Gênes, le 4 octobre 1896 que Paul Valéry décide d’un coup d’arrêter la poé­sie. Influencé par Gide, Rim­baud et Ver­laine il aurait vrai­sem­bla­ble­ment pris cette déci­sion après avoir lu Bau­de­laire et crai­gnait de deve­nir aussi chiant.

Et la langue ? Et la langue ! Et les pieds ? Et les pieds ! Et les mains ? Et les mains !
Le 4 octobre 715, à Damas eut lieu le mar­tyr de l’évêque Pierre. Fai­sant fi des pra­tiques et l’expérience des romains : les musul­mans lui cou­pèrent  la langue, puis les pieds et les mains. Ce qui au final com­pli­qua beau­coup sa crucifixion.

Anniversaires du 20 août

Mal­gré l’invasion sovié­tique, la prio­rité à droite res­tait en vigueur. A plus forte rai­son s’il s’agit d’un char.

Prague-matique
Il y a 44 ans jour pour jour, se sou­ve­nant que dans un mois c’est déjà l’automme, les Sovié­tiques décident qu’il est temps de mettre un terme au Prin­temps de Prague.

Pom­pée la Colonne
Crai­gnant pour son inté­grité phy­sique mais aussi pour son hon­neur, le Pape Clé­ment VII se terre au Châ­teau Saint-Ange fuyant les troupes de Pom­peo Colonna. Oui je sais c’est lamentable.

Gâte­rie romaine
On fête aujourd’hui les Consua­lia, en l’honneur du Dieu Consus. Oui, en un seul mot.

Comme des lapins
S’inspirant de leurs proies favo­rites, les lapins, les fau­cons étaient 3300 aux États-Unis d’Amérique en 1999 alors qu’ils n’étaient que 78 en 1970. Manque de pot, ils furent du coup retiré de la liste des espèces pro­té­gées il y a exac­te­ment 22 ans.

«Pour­tant je l’ai bien rangé quelque part ce prix Nobel !»

Inconnu connu
Le 20 août 1915 mour­rait Paul Ehr­lich, prix Nobel de méde­cine en 1908  connu pour ses tra­vaux en héma­to­lo­gie, immu­no­lo­gie et en chi­mio­thé­ra­pie mais cer­tai­ne­ment pas pour son sens du rangement.

Erreur judi­ciaire
Le 20 août 1857 la sixième chambre cor­rec­tion­nelle inter­dit la vente des Fleurs du Mal de Charles Bau­de­laire pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs, alors que le livre est tout sim­ple­ment chiant à en mou­rir.

Assu­rance qua­lité
His­toire de se faire la main la France envoyait le 20 août 39 réfu­giés espa­gnols vers le camp de concen­tra­tion de Mathau­sen. Un an plus tard jour pour jour, la main bien plus sûr, la France rafle 4232 juifs pour les inter­ner au camp de Drancy.

You say you want a revo­lu­tion
Le 20 août 2003 nais­sait Gabriel, prince de Bel­gique. Est-ce bien raisonnable ?

Baudelaire

Des débuts inquié­tants : Bau­de­laire effraie
À sa nais­sance la 9 avril 1821 Bau­de­laire  au lieu de pous­ser un cri per­çant comme tous les nour­ris­sons, pousse un long gémis­se­ment avant de s’endormir. À son réveil téter le sein lui deman­dant trop d’effort il le repousse et contraint sa mère à le nour­rir au bibe­ron. Durant toute sa petite enfance, il ne ces­sera de geindre et de se plaindre pour un rien. Pour­tant comme toutes les mamans, sa mère refusa tou­jours de le voir tel qu’il était une grosse fei­gnasse, et lui vouait une admi­ra­tion exces­sive, attri­buant son carac­tère insup­por­table à une roman­tisme nais­sant très en vogue à l’époque.

Spleen le jeune
Une fois à l’école, Bau­de­laire n’en fout pas une et se réfu­gie dans une pos­ture rebelle, pour jus­ti­fier les com­men­taires assas­sins de ses pro­fes­seurs. Plu­tôt que de recon­naître une fai­néan­tise monu­men­tale il s’invente une excuse qu’il uti­li­sera ad nau­seam  : il a le spleen, mot qu’il a lu par hasard dans un livre anglais. Gageons que s’il était tombé sur un livre por­tu­gais, il aurait raconté qu’il avait la sau­dade.

On peut affir­mer sans crainte (de pro­cès, puisqu’il est mort) que le carac­tère atra­bi­laire de Bau­de­laire se retrou­vait dans ses yeux de fouine et son men­ton fuyant.

Bau­de­laire du temps
L’image des bar­ri­cades lui sem­blant très roman­tique, il par­ti­cipe aux sou­lè­ve­ments 1848 et décide de publier un jour­nal dans la fou­lée :  Le Salut Public. Mais se ren­dant compte que c’est quand même du bou­lot, il aban­donne au bout de 2 numéros.

Bau­de­laire rime avec atra­bi­laire
Donc plu­tôt que d’étudier à l’école afin de trou­ver un métier à la hau­teur de ses capa­ci­tés intel­lec­tuelles comme comp­table, par exemple,  Bau­de­laire se tourne les pouces et comme il  a une haute opi­nion de lui-même il décide de deve­nir poète, ça ne lui semble pas trop com­pli­qué et on peut bien gagner sa vie. Mais seule­ment voilà, il s’avère que comp­ter les pieds et trou­ver des rimes lui est extrê­me­ment fas­ti­dieux. Il décide d’écrire en prose des poèmes consa­crés au spleen. Mais comme les choses ne marchent pas comme il le sou­haite, il com­mence à déve­lop­per ce carac­tère bilieux qui se trans­pi­rera dans la majeure par­tie de son oeuvre. Son manque de talent conju­gué à sa paresse légen­daire ne l’empêche pas d’être envieux de tout et de tous. Il ren­contre George Sand, qui venait de la cho­pine de Mus­set pour aller se faire mous­ser par Cho­pin, mais qui refuse ses avances ce qui se trans­for­mera par une haine farouche de Bau­de­laire pour la roman­cière, qu’il retrans­crira  dans son livre Mon âme mise à nu, où plu­tôt que son âme c’est son cul qu’il montre. Ce carac­tère aca­riâtre ne fera que se déve­lop­per qu’avec l’âge. Espé­rant tou­jours per­cer il consa­cra une par­tie impor­tante de sa vie à essayer de publier Les Fleurs du Mal, ce qui explique la pau­vreté de son oeuvre littéraire.

Bau­de­laire absent
Dési­reux de pous­ser son image de poète mau­dit il s’exile en Bel­gique plu­tôt que l’Espagne. Il faut dire que c’est moins cher et aussi plus pra­tique  pour mettre une touche finale à son image de poète mau­dit et tor­turé. Il est plus facile à culti­ver cette image dans les esta­mi­nets gris enfu­més de la nou­velle capi­tale, qu’en jouant des cas­ta­gnettes dans les bras d’une pros­ti­tuée andalouse.

Bau­de­laire avec une autre cra­vate, mais tou­jours les même yeux de…ah non j’ai rien dit.

Bau­de­laire malade
Comme il se doit, il déteste la Bel­gique mais la Bel­gique le lui ren­dra puisqu’il sera tou­ché par la para­ly­sie et il mourra infirme inca­pable d’écrire quoi que ce soit. Il meurt de la syphi­lis le 31 août 1867. Bien fait pour sa gueule.

Conclu­sion

Mais dans un cer­tain sens Bau­de­laire a réussi car en cachant l’indigence lit­té­raire de son oeuvre sous une couche épaisse d’âme tor­tu­rée, ce qui est plus ven­deur que d’afficher la joie de vivre, ses niai­se­ries d’adolescent attardé sont aujourd’hui plus popu­laires que les écrits de Rabelais.